Pendant trois jours, le Congrès Hlm 2026 a réuni à Bordeaux les décideurs des organismes Hlm et leurs partenaires. Les échanges menés par OCEA Smart Building avec les bailleurs sociaux et les gestionnaires de patrimoine ont fait ressortir une attente commune : disposer de solutions directement exploitables pour améliorer la gestion des bâtiments et la qualité de service apportée aux locataires.
Les bailleurs sociaux et organismes Hlm ne cherchent plus uniquement à connecter leurs équipements ou à collecter davantage de données. Ils souhaitent pouvoir détecter plus rapidement les dysfonctionnements, objectiver les situations rencontrées dans les logements et mieux orienter leurs investissements.
Trois besoins se sont particulièrement distingués pendant le Congrès :
- Mieux superviser les VMC et la qualité de l’air intérieur ;
- Mesurer le confort thermique dans les logements ;
- Construire une trajectoire réaliste de décarbonation du chauffage.
Ces trois enjeux répondent à une même problématique pour les bailleurs sociaux : comment améliorer le confort des locataires, maîtriser durablement les charges et préparer le patrimoine aux transformations énergétiques ?
Retour en vidéo sur le Congrès Hlm 2026
Rencontres avec les bailleurs sociaux, solutions IoT, maîtrise des consommations et décarbonation : découvrez les temps forts de la présence d’OCEA Smart Building au Congrès Hlm 2026 à Bordeaux.
1. La VMC connectée : anticiper les dysfonctionnements et préserver le patrimoine
Un équipement essentiel, encore insuffisamment supervisé
Dans l’habitat collectif, la VMC joue un rôle déterminant dans le renouvellement de l’air, la prévention de l’humidité et la préservation du bâti. Pourtant, ses dysfonctionnements sont encore souvent découverts après une réclamation locataire ou lors d’une opération de maintenance programmée.
Une panne non détectée peut entraîner de la condensation, favoriser l’apparition de moisissures et dégrader progressivement les logements. Elle peut également générer des interventions en urgence, mobiliser les équipes de proximité et détériorer la qualité de service perçue par les occupants.
Passer d’une maintenance réactive à une supervision proactive
La supervision connectée permet de suivre le fonctionnement des installations au quotidien. En cas d’anomalie, les équipes et les prestataires peuvent intervenir de manière plus ciblée, sans attendre les réclamations ou la maintenance annuelle.
Cette approche permet notamment de :
- détecter plus rapidement certains dysfonctionnements ;
- mieux cibler les contrôles et les interventions ;
- limiter les déplacements inutiles ;
- optimiser le suivi des contrats de maintenance ;
- prévenir les dégradations liées à l’humidité ;
- améliorer la continuité de service.
La solution IsiFlow d’OCEA Smart Building mesure la dépression des caissons VMC et émet une alerte lorsqu’une anomalie est détectée. Les équipes disposent ainsi d’une information directement exploitable pour organiser les vérifications et prioriser les interventions.
Le bénéfice pour le bailleur : une meilleure visibilité sur l’état des équipements, une maintenance mieux ciblée et un patrimoine davantage protégé.
2. Les sondes de température : objectiver le confort dans les logements
Passer de la perception à une donnée mesurable
« Il fait trop chaud », « il fait trop froid », « le chauffage ne fonctionne pas » : les réclamations liées aux températures sont fréquentes dans l’habitat collectif.
Sans mesure disponible dans le logement, il peut être difficile de déterminer s’il s’agit d’un inconfort ponctuel, d’une surchauffe, d’un défaut d’équilibrage, d’un problème de régulation ou d’un dysfonctionnement plus général de l’installation.
Les sondes de température apportent une donnée continue et objective. Elles permettent aux équipes des bailleurs de mieux comprendre les situations signalées et de distinguer les incidents isolés des dérives affectant un bâtiment ou un ensemble de logements.
Améliorer le traitement des réclamations
Lorsqu’un locataire signale un problème de chauffage, les données de température aident à vérifier les conditions réelles dans le logement. Les équipes peuvent ainsi orienter plus efficacement les contrôles, apporter une réponse mieux documentée et intervenir avant que les réclamations ne se multiplient.
Cette visibilité contribue à améliorer la relation avec les locataires, tout en réduisant les sollicitations répétées des équipes de proximité.
Une solution également au service des exploitants
Les relevés de température constituent également un indicateur utile pour suivre le fonctionnement du chauffage collectif. Ils offrent une vision complémentaire des performances des installations et facilitent les échanges avec les exploitants.
À l’échelle d’un patrimoine, ces informations permettent de :
- repérer les logements ou bâtiments présentant des écarts ;
- identifier les situations de surchauffe ou de sous-chauffe ;
- vérifier les effets d’un réglage ou d’une intervention ;
- prioriser les actions techniques ;
- mieux concilier confort thermique et consommation énergétique.
Les sondes ne remplacent pas l’expertise des équipes et des exploitants. Elles leur fournissent une base factuelle pour prendre des décisions plus rapides et mieux ciblées.
Le bénéfice pour le bailleur : une vision objective du confort thermique, utile pour traiter les réclamations, améliorer le confort des occupants et fournir des données fiables et robustes à l’exploitant pour un meilleur pilotage.
3. Le chauffage décarboné : construire une trajectoire adaptée au patrimoine
Un projet énergétique, patrimonial et économique
Face aux objectifs de réduction des émissions de carbone et à l’évolution des coûts de l’énergie, la décarbonation du chauffage collectif devient un enjeu structurant pour les bailleurs sociaux.
Elle ne consiste pas simplement à remplacer une énergie par une autre. Elle suppose d’étudier les caractéristiques du patrimoine, les besoins thermiques, les installations existantes, les ressources disponibles localement et l’équilibre économique du projet.
Une stratégie pertinente doit ainsi associer plusieurs objectifs :
- réduire le recours aux énergies fossiles ;
- diminuer l’empreinte carbone du patrimoine ;
- limiter l’exposition aux variations du prix de l’énergie ;
- maintenir le confort des locataires ;
- moderniser durablement les installations ;
- préserver la soutenabilité des charges.
L’exemple du projet Val Mollières à Angers
La géothermie constitue aujourd’hui l’une des solutions les plus prometteuses pour décarboner le chauffage collectif. Le projet de la résidence Val Mollières, développé par Podeliha à Angers avec OCEA Smart Building et ses partenaires, en est une illustration concrète.
Lauréat du Trophée de l’innovation Hlm dans la catégorie « Sobriété et mixité énergétique », ce programme exploite la chaleur naturellement présente dans le sous-sol afin d’alimenter un réseau de chauffage collectif bas carbone. Cette solution doit couvrir plus de 80 % des besoins de chauffage des 110 logements de la résidence et permettre une réduction de plus de 70 % des émissions de carbone liées au chauffage.
Au-delà de ses performances énergétiques, Val Mollières montre qu'une opération de géothermie peut répondre simultanément aux enjeux environnementaux, économiques et sociaux des bailleurs. Grâce à une étude approfondie du site, à la mobilisation des expertises adaptées et à un montage financier innovant, le projet associe maîtrise des charges, confort des occupants et transition énergétique.
La décarbonation devient ainsi un véritable projet patrimonial, conciliant faisabilité technique, réduction des émissions, performance énergétique et qualité de vie des habitants.
Le bénéfice pour le bailleur : une trajectoire énergétique construite selon les réalités de son patrimoine et ses objectifs à long terme.
Une même logique : mesurer, comprendre et agir
La VMC connectée, les sondes de température et le chauffage décarboné répondent à des problématiques différentes. Cependant, ces trois leviers reposent sur une même exigence : disposer d’informations fiables pour prendre de meilleures décisions.
La valeur d’un bâtiment connecté ne réside donc pas dans le nombre de capteurs installés. Elle dépend de la capacité des équipes à utiliser les données pour :
- détecter une anomalie ;
- objectiver une réclamation ;
- prioriser une intervention ;
- améliorer le réglage d’un équipement ;
- suivre les résultats d’un investissement ;
- réduire progressivement l’impact environnemental du patrimoine.
L’objectif n’est pas de produire davantage de données, mais de transformer ces informations en actions concrètes au service du patrimoine, des équipes et des locataires.
Comment OCEA Smart Building accompagne les bailleurs sociaux
OCEA Smart Building associe son expertise de l’habitat collectif à des solutions de mesure, de télérelève, d’IoT et de décarbonation.
Cet accompagnement couvre notamment :
- la supervision connectée des VMC ;
- le suivi des températures dans les logements ;
- le comptage et la télérelève de l’eau et du chauffage ;
- l’individualisation des frais de chauffage ;
- la valorisation des données collectées ;
- l’étude de solutions de chauffage bas carbone.
L’approche consiste à relier les équipements installés sur le terrain aux besoins opérationnels des équipes. Les données doivent être lisibles, exploitables et orientées vers une action précise : contrôler, intervenir, régler, comparer ou décider.
Les projets menés avec Podeliha autour de la géothermie et avec Vivest autour de la VMC illustrent cette volonté de construire des solutions à partir des réalités du logement social.
Conclusion : du bâtiment connecté au patrimoine piloté
Le Congrès Hlm 2026 a confirmé que les bailleurs sociaux doivent mener plusieurs transformations en parallèle : améliorer la qualité de service, préserver leurs bâtiments, contenir les charges et réduire l’impact environnemental de leur patrimoine.
La technologie peut contribuer à ces objectifs à condition de répondre à un usage clairement identifié. Superviser une VMC, mesurer les températures ou étudier une solution de chauffage décarboné n’a de sens que si les informations obtenues permettent aux équipes d’agir plus efficacement.
Mesurer, comprendre, prioriser et agir : cette continuité transforme les données du bâtiment en leviers durables de confort, de performance et de décarbonation.
Quels bâtiments de votre patrimoine doivent être traités en priorité ?
Fonctionnement des VMC, réclamations de confort, dérives de consommation ou décarbonation des chaufferies : les experts OCEA Smart Building vous accompagnent pour analyser vos besoins et construire une démarche adaptée aux caractéristiques de votre parc.
Une VMC connectée améliore la visibilité sur le fonctionnement des installations entre les opérations de maintenance. Elle peut signaler certaines anomalies et aider les équipes à cibler plus rapidement les contrôles nécessaires.
Les sondes de température permettent de mesurer les conditions réelles dans les logements. Elles aident à distinguer un inconfort ponctuel d’un problème de régulation, d’équilibrage ou d’exploitation du chauffage collectif.
Elles permettent d’identifier les écarts entre les logements ou les bâtiments, de détecter des situations de surchauffe ou de sous-chauffe et de vérifier les effets des actions engagées.
Non. Sa pertinence dépend notamment des caractéristiques du sous-sol, de la configuration du site, des besoins thermiques, des installations existantes et de l’équilibre économique du projet. Une étude de faisabilité est nécessaire avant toute décision.
L’IoT apporte une meilleure visibilité sur le fonctionnement des équipements et les conditions observées dans les bâtiments. Ces données peuvent contribuer à identifier les priorités, à préparer certains investissements et à suivre les résultats obtenus.